Depuis quelques temps, je n'ai rien dit de consistant sur ce bloug. Impossible d'écrire 2 lignes sans se rendre compte de la futilité du truc. On sent que ça ne colle pas, que ce n'est pas intéressant, que c'est du vent.
Puis il y a THE moment. Ce moment, on le sent, il brûle un peu entre l'estomac et les poumons, pas loin du coeur. On sent qu'il n'attendait que ça, mais il voulait se faire désirer. Puis il sort. Et là, c'est le déclic. Les vannes sont ouvertes tous aux abris. Les oreilles se rouvrent, les yeux parcourent la salle avec cette curiosité indéfinissable, les pensées se bousculent, les actes sont en préparations.
Puis, suite au moment, arrive le sentiment, ce sentiment de puissance, où on se dit que finalement qu'importe le peu de choses qu'on raconte, le principal c'est de les raconter. On commence à de nouveau croire en ses bouts de mots tapotés délicatement sur un clavier dont la touche E se décolle légèrement. On laisse filer ses doigts, ils balayent et caressent l'alphabet, imprimant chaque pensée sur l'écran.
Après le sentiment, le soulagement. On se dit, ça y est, j'y suis, j'ai surmonté l'épreuve, place à la suivante. La traversée du désert est terminée, la bête sort de son hibernation et reprend du poil.